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Prise d'une initiative constitutionnelle pour fonder un organisme politique

Le texte fondateur : nom, objectifs, le « Contrat social » et le mode de financement.

Traduit du texte grec original. En cas de divergence, le texte grec fait foi.

Prise d'une initiative constitutionnelle pour la fondation et la constitution d'un organisme politique sous le nom de « REFONDATION INSTITUTIONNELLE »

INTRODUCTION

Le destin de mon peuple et de ma NATION m'a réservé l'honneur et le privilège de vous transmettre l'entreprise la plus porteuse d'espoir et la plus inédite : la prise d'une initiative constitutionnelle pour la fondation et la constitution d'un consensus populaire libre, autonome et majoritaire sous le nom pivot de « REFONDATION INSTITUTIONNELLE ».

Il s'agit d'une nécessité sociale pivot, inévitable et urgente, face à l'assaut cauchemardesque de la réalité politique la plus irresponsable, corrompue, chaotique et sans issue.

C'est l'entreprise la plus inédite, la plus courageuse et la plus ultime qui reste dans le carquois de la lourde majorité des forces du progrès, de la dignité, de l'ordre constitutionnel et de la légalité, pour une libération intérieure efficace et socialement viable des Dons et des Capos du crime organisé.

Mon propre destin m'a réservé, dès le début des années 1980, au mur mitoyen entre la chute du socialisme réel et l'invasion de la mondialisation et du crime organisé, le rôle de frapper le premier.

J'ai le droit et la légitimité de frapper aussi le dernier.

CHAPITRE 1

Lorsque le pouvoir est le produit de la culpabilité, il ne peut être exercé au bénéfice du peuple et de la NATION.

Cela tient au fait qu'il est dépouillé idéologiquement et prive la société de sa dignité.

Aucune société ne peut survivre à long terme sans dignité, et en même temps aucun pouvoir ne peut agir de manière autonome sans idéologie.

Les forces politiques de l'après-1974 ont malheureusement été corrompues très vite par le noyau dur du collaborationnisme chronique et se sont dirigées pas à pas vers la systématisation du réseau d'intérêts occultes, de la corruption et du crime économique organisé, pour servir les visées et les objectifs de la mondialisation en échange de leur ascension personnelle dans la vie politique et économique.

Face à l'assaut de la mondialisation et du crime économique organisé, elles se sont empressées de façonner un cadre juridique qui les protège de toute mésaventure judiciaire imprévue.

Elles ont commencé par l'article 86 de la révision de la Constitution de 1985, qui a été l'opprobre et l'invention la plus perverse, à l'échelle planétaire, de l'aliénation politique — une invention qui, selon les critères démocratiques, ne peut être traitée comme une option politique ; au contraire, elle constitue un dol qui blesse le cœur de l'article correspondant de la Constitution sur l'usurpation du pouvoir.

La séparation des pouvoirs, qui depuis l'époque d'Aristote était un élément constitutif dominant du régime démocratique et un principe fondamental de la philosophie politique et juridique, a été, par le vote ciblé de l'article 86 de la Constitution, placée dans l'ossuaire de l'Histoire.

Un pouvoir nouveau a fait irruption dans nos vies, appelé « GOUVERNEMENTAL », qui n'a aucun rapport avec les éléments constitutifs du fonctionnement de la Démocratie et de ses Institutions.

Le pouvoir « GOUVERNEMENTAL » exerce pour son propre compte toutes les formes de pouvoir de la manière qu'il veut et qui l'arrange.

En termes simples, ils ont transformé l'existence souveraine du Peuple en un processus chimique par lequel, un dimanche tous les quatre ans — ou quand le Premier ministre souverain le décide, à travers des mécanismes opaques liés au résultat électoral —, trois cents députés-guides triés sur le volet trouvent leur réceptacle, et eux-mêmes trouvent leur réceptacle dans le Premier ministre-souverain, qui conçoit et met en œuvre selon sa sagesse indiscutable et son infaillibilité.

Avec l'assurance que leur a donnée l'article 86 de la Constitution, ils ont installé un système kleptocratique modulaire d'architecture mafieuse, dans lequel la Mafia gravissait pas à pas les marches de la politique et la politique descendait les marches de la Mafia, jusqu'à ce qu'elles se rencontrent, s'éprennent l'une de l'autre et entrent en union conjugale.

Et les deux chairs deviendront une seule chair ; et que l'homme ne sépare pas ce que le réseau d'intérêts occultes et la corruption ont uni.

Depuis lors, l'éthique en tant qu'élément du fonctionnement d'une cité bien ordonnée a été persécutée.

La morale est traitée comme un luxe superflu, et la corruption comme un phénomène d'évolution et de nécessité historiques.

C'est un crime de dénoncer le crime.

Lorsque le pouvoir corrompt, alors la corruption du pouvoir conduit la société dans un état de somme cumulative, qui est aussi l'objectif final de ceux qui détiennent le pouvoir.

Lorsque les sociétés sont coupées de leur parcours historique, elles sont conduites dans un état de solitude.

Elles deviennent douteuses, contradictoires, en suspens, ce qui entraîne le rétrécissement du tissu social et l'annulation de l'éthique et de la légalité.

Lorsque l'édifice d'une civilisation subit des fissures dans ses fondations, l'effondrement survient, et alors, malheureusement, les forces de la corruption se transforment en unique philosophie de l'histoire.

Ce jour funeste de 2010 où le plus grand cauchemar et outil utile des mondialistes, alors Premier ministre Georgios A. Papandréou, avec l'île frontalière de Kastellórizo en toile de fond, a poussé la Grèce dans l'étreinte mortelle du FMI et du prétendu mécanisme européen de soutien, n'était rien d'autre que le résultat d'une mort bien planifiée.

À ce point, je me référerai à l'article le plus meurtrier de l'accord de mémorandum que le PASOK a signé sans retenue, main dans la main avec Karatzaféris, et qu'ils gardent hermétiquement scellé jusqu'à ce jour pour que ne soient pas mis au jour l'ultime honte nationale criminelle et l'ultime acte de cession de notre Souveraineté nationale.

Selon l'article 9 de l'accord de mémorandum, sont cédées « IRRÉVOCABLEMENT ET SANS CONDITION » toutes les immunités nationales liées à notre Souveraineté nationale, ainsi que le droit des créanciers de transférer les biens meubles et immeubles de l'État à des États étrangers.

En termes simples, ils n'ont pas seulement donné la terre et l'eau — ils ont vendu le puits tout entier.

Les Nations et l'identité des peuples n'ont jamais été menacées par des occupations et des servitudes extérieures.

Elles se sont effondrées et ont disparu à cause des ennemis intérieurs.

CHAPITRE 2

Les fondations de la mondialisation ont commencé à craquer.

Par la loi de l'histoire, la version la plus barbare du néolibéralisme approche de sa fin.

Dans la réalité grecque, le gouvernement et les partis se sont transformés en avalanche dont l'unique route est la descente.

Ils bouchent les trous les uns après les autres, tant bien que mal, dans une coque qui se broie et sombre, cherchant des expédients et des bouées dans une tentative de plus d'un recyclage contrefait et toxique.

La seule chose que le système politique ait encore à produire et à émettre, c'est la décomposition et la puanteur, et il feint la folie comme le paratonnerre politique le plus résistant pour gagner du temps, tandis qu'au même moment il a poussé les autorités de poursuite, les autorités d'instruction et la justice sur les sentiers glissants de la schizophrénie juridique et de la déviation par rapport à la logique élémentaire de la mesure et de la gestion équitable des affaires communes, transformant le régime en un construit de déséquilibre social et d'instabilité dangereuse de l'Ordre et de la Sécurité publics.

CHAPITRE 3

L'empreinte idéologique, politique, sociale, économique et professionnelle de cette initiative politique consiste dans le triptyque : SÉCURITÉ — JUSTICE — PATRIE.

Le noyau de l'identité idéologique se meut :

A. Dans le cadre d'un équilibre social radical, dont le pilier dominant d'assurance est le rétablissement complet, la réorganisation et l'efficacité de l'Ordre et de la Sécurité publics en tant qu'élément évident de la paix sociale, et non en tant qu'outil d'entretien de l'inégalité sociale.

La discipline sociale est le résultat du fonctionnement d'une cité bien ordonnée, et non un phénomène de violence de régime.

Une « discipline sociale » imposée par l'exercice abusif du pouvoir est une « Servitude » ; c'est un coup de poing dans les entrailles de la DÉMOCRATIE.

B. En direction de la réalisation d'une structuration rhomboïdale et d'une refondation institutionnelle socialement fondée, avec expression et garantie constitutionnelles, et,

C. En direction d'un rétablissement et d'un fonctionnement complets et substantiels des éléments constitutifs du fonctionnement harmonieux du régime démocratique.

CHAPITRE 4

A. Notre objectif stratégique : le rôle d'arbitre

Nous ne fondons pas la REFONDATION INSTITUTIONNELLE pour devenir un petit parti de protestation de plus. Une présence au Parlement grec avec des pourcentages de l'ordre de 5 % ou de 8 % ne fait qu'entretenir le système corrompu existant et offrir des fauteuils politiques.

Nous refusons de jouer à ce jeu.

Notre objectif est clair : nous revendiquons un pourcentage supérieur à 20 %.

Dans le paysage politique fragmenté de 2026, 20 % n'est pas simplement un chiffre ; c'est la force qui fait de notre mouvement l'arbitre des évolutions.

Si la « Refondation Institutionnelle » n'est pas le premier parti, elle ne donnera de chèque en blanc à aucun aspirant Premier ministre. Nous contraindrons la formation gouvernante à mettre en œuvre une politique sociale dure et non négociable et un plan d'assainissement institutionnel, que nous aurons définis exclusivement.

B. Les lignes rouges pour la société et l'État

Pour qu'un gouvernement, quel qu'il soit, reçoive notre soutien ou notre tolérance, il doit signer au préalable le Contrat social de la Refondation Institutionnelle, qui comprend :

(1) Assainissement institutionnel immédiat : Abolition de l'immunité parlementaire et de la loi sur la responsabilité des ministres. Renvoi de toutes les affaires de la mafia d'État devant des cours d'assises spéciales.

(2) Protection de la base sociale : Gel absolu des ventes aux enchères de la résidence principale pour les couches populaires et instauration d'un plafond strict sur les profits des entreprises d'énergie et des cartels alimentaires qui font des profits éhontés.

(3) Le retour de l'État au citoyen : Réorganisation complète du système public de santé et de l'éducation publique avec les ressources économisées sur le trafic des marchés de gré à gré.

C. Un combat non patronné

Notre autonomie politique est scellée par notre indépendance financière.

La « Refondation Institutionnelle » n'appartient qu'à ses membres.

Les frais de fonctionnement du mouvement sont couverts intégralement par les recettes de la réédition du livre du général (e.r.) de la Police hellénique Klideris Georgios : « Dans les tentacules de la mafia d'État ».

Chaque citoyen qui achète le livre finance une « flèche » réelle dans notre carquois contre la corruption.

Nous ne devons rien à personne, nous ne craignons personne.

La patrie ne sera sauvée que si son peuple le décide.

Le Bouclier des 50 000 est prêt.

Serez-vous absent ?